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La planète Mars




Mars est l'une des trois planètes telluriques du Système solaire. C'est la plus petite et la plus éloignée du Soleil. Elle partage également nombre de caractéristiques avec les petites planètes, parmi lesquelles ont pourrait aussi la ranger. Surnommée la planète rouge, Mars doit sa couleur de rouille à la présence à sa surface de nombreuses roches riches en fer oxydé. Les pôles sont recouverts de calottes blanches composées, comme sur Terre, de glace.

L'hémisphère sud de Mars, au sol très ancien, est couvert de nombreux cratères creusés par des météorites. Au nord de la planète, au contraire, la surface a été rajeunie par les coulées de laves d'immenses volcans aujourd'hui éteints. Plusieurs de ces volcans, tel le plus grand du Système solaire, Olympus Mons, dépassent les 20 km d'altitude.

Bien que son atmosphère, principalement composée de gaz carbonique, soit très ténue, Mars connaît des climats comparables à ceux de notre planète. Des nuages de glace se forment parfois sur les flancs des montagnes en été. Des brumes apparaissent au-dessus des pôles en hiver. Parfois le vent soulève d'énormes tempêtes de sable visibles depuis la Terre. En toutes saisons, la planète reste un monde très froid. La température moyenne y est de -23°C.

Satellites : Phobos et Deimos .
Mars possède deux très petits satellites de forme irrégulière, Phobos et Deimos. leur composition apparemment très différente de celle de Mars contribue à faire penser qu'il s'agit d'astéroïdes capturés. Leur densité et leur couleur extrêmement sombre rappelle les chondrites carbonées (météorites de type C). La roche dont sont constitués ces satellites, supposée poreuse et riche en carbone, pourrait également contenir de l'eau.

La planète du moment: Jupiter



Jupiter est, en ce moment, une planète facile à observer, on peut la voir presque toute la nuit.


Jupiter est l'une des quatre planètes géantes du Système solaire, et c'est la plus grosse. La masse de cet astre est plus de 300 fois supérieure à celle de la Terre. En son centre se niche un noyau rocheux d'une taille équivalente à celle de notre planète. Mais Jupiter est, pour l'essentiel, une immense boule d'hydrogène.

Dans les régions internes, où règnent des pressions et des températures excessivement élevées, cet hydrogène se présente à l'état liquide et forme un océan bouillonnant profond de plusieurs milliers de kilomètres. Une très épaisse atmosphère où se superposent plusieurs couches de nuages enveloppe cet océan. La rotation très rapide de Jupiter y provoque l'étalement de ses nuages le long de bandes parallèles à l'équateur, où alternent région claires et sombres. Les premières sont habituellement qualifiées de zones. On a montré en 2004 que ce zonage de l'atmosphère jovienne reposait sur les mêmes principes (flux turbulent) que ceux qui organisent la dispositions des courants océaniques sur la Terre. Une découverte que pourrait avoir des répercussions sur la compréhension de la climatologie de notre planète.

Les nuages sont poussés à des vitesse de l'ordre de 300 km/h. Les plus hauts, a-t-on pensé apparaissent plus clairs car ils reçoivent directement la lumière du Soleil. Ceux qui se situent en profondeur sont à l'ombre des précédents et semblent donc plus sombres. Ce point de vue est aujourd'hui discuté. Et les différences de teintes pourraient aussi pour une part provenir de compositions chimiques différentes.

L'atmosphère de Jupiter peut également former d'immenses tempêtes. Elles se apparaissent sous la forme de vastes taches, généralement blanchâtres, parfois brunes, appelées des ovales, et qui peuvent persister des mois ou des années. Elles correspondent à des remontées de matière depuis les profondeurs de l'atmosphère jovienne. Parfois ces tempêtes se rattrapent, et fusionnent. C'est ce qui est arrivé, par exemple, en 1998, à deux ovales clairs dont l'évolution était suivie depuis un demi-siècle.


Région de la Grande Tache rouge de Jupiter

La plus connue de ces perturbations est cependant assez différente, par son aspect, des précédentes. Il s'agit d'une gigantesque structure nuageuse tourbillonnaire, correspondant à une tempête anticyclonique, et qui est appelée la Grande Tache rouge. D'un diamètre de 30 000 kilomètres, celle-ci existe depuis au moins 300 ans.

Satellites
Pas moins de 61 satellites étaient répertoriés autour de Jupiter fin 2003. La plupart ne dépassent pas quelques kilomètres de diamètre et sont en fait de gros blocs de roche (Les petits satellites de Jupiter). Peut-être s'agit-il d'astéroïdes capturés. Mais quatre d'entre eux - ceux qui ont été découverts par Galilée - affichent les dimensions de petites planètes. Io et Europe sont ainsi d'une taille équivalente à celle de la Lune. Quant à Ganymède et Callisto, ils dépassent en diamètre la planète Mercure.

La planète possède par ailleurs des accompagnateurs : deux groupes de troyens circulent sur la même orbite qu'elle, à quoi il convient d'ajouter une famille de comètes (les comètes joviennes), dont les orbites sont fortement perturbées par Jupiter, et dont faisait partie Shoemaker-Levy-9 satellisée, puis absorbée par la planète géante.

Anneaux

Les anneaux de Jupiter sont très discrets. Ils ont été découverts à partir de l'analyse des clichés pris par les sondes Voyager.

L'astéroïde Vesta


L'astéroïde Vesta tel que l'a montré en mai 1996 le télescope spatial Hubble (à gauche), et la modélisation élaborée à partir de cette image.
Un impact géant pourrait expliquer sa forme.

Avec 530 kilomètres de diamètre moyen, Vesta est le plus gros astéroïde connu après Cérès. Sa masse apparaît suffisante pour que l'objet ait subi une différentiation interne, à l'instar des planètes ordinaires. Il circule sur une orbite de 2,37 UA (1 UA= 150 millions de km) dont il fait le tour en 3,6 ans et appartient à la Ceinture principale. C'est un objet très brillant qui atteint, dans les meilleures conditions, une magnitude qui le rend facilement observable aux jumelles. Il a été découvert par Heinrich Olbers, le 29 mars 1807.

Une partie de Vesta semble avoir été arrachée lors d'un impact (le monticule qui apparaît en bas de l'image transmise par le télescope Hubble, pourrait s'interpréter comme le piton central d'un cratère qui occuperait presque tout un hémisphère de l'astéroïde). Quelque chose comme un demi million de kilomètres cubes auraient été dispersés dans l'espace. Cela peut expliquer l'existence d'astéroïdes circulant sur des orbites analogues à celle de Vesta (objets de la famille de Vesta), ainsi que de certains météorites trouvés sur Terre - environ 6% du total - et qui en seraient également issus.

L'astéroïde Cérès


Cérès est le plus gros astéroïde connu, avec un diamètre moyen de 950 kilomètres. Il contient à lui seul plus du tiers de la masse représentée par l'ensemble des corps de la ceinture principale. Des observations conduites à l'aide du télescope spatial Hubble ont permis de mesurer son aplatissement, et de montrer qu'il est relativement important, ce qui suggère indirectement une structure interne différenciée, et en tout cas hétérogène. Les mêmes observations ont mis en évidence une structure, surnommée Piazzi, et supposée être un cratère, et dont le diamètre est de l'ordre de 250 kilomètres.

Cérès, circulant en moyenne à 410 millions de kilomètres du Soleil accomplit sa révolution en 4,6 ans. Sa période de rotation est de 9 heures.

parlons des comètes

De simples corps de glace
Loin du Soleil, une comète se résume à un noyau des quelques kilomètres de diamètre, constitué de neige poussiéreuse remplie de poches de gaz. Mais il arrive que, au cours de son périple, une comète puisse s'approcher du Soleil. La neige du noyau s'échauffe et passe à l'état gazeux, tandis que les gaz s'échappent des poches. Les deux queues de la comète apparaissent de cette façon
Les queues et la chevelure. La queue de plasma provient des gaz repoussés et ionés par le vent solaire. Rectiligne, elle peut s'étendre sur plusieurs million de km, et sa direction et opposée au soleil. La queue de poussières, elle, est constitué de poussières repoussées par la pression du rayonnement solaire elle est également opposée au Soleil, mais présente une forme incurvée.
Autour du noyau, la poussière restante et la vapeur forment pour leur part la chevelure, sorte de nébulosité qui peut atteindre un diamètre de 100 000 km. A ce stade, la comète tout entière est alors entourée d'un vaste halo d'hydrogène.


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La planète du moment: Saturne



La planète aux anneaux
Bien que l'on sache aujourd'hui que Neptune, Uranus et Jupiter possèdent aussi des anneaux très ténus, et impossible à voir depuis la Terre, Saturne est et restera la planète aux anneaux.
En 1612, lorsque Galilée a pointé sa lunette vers Saturne, il a distingué comme une espèce d'anse de chaque côté et il en a conclu que Saturne est une planète triple (accompagnée par deux très gros satellites). Le grossissement de sa lunette ne dépassait pas 25 fois. C'est en 1659 que C.Huygens, utilisant un appareil plus puissant, a vu les anneaux de Saturne pour la première fois.

Une rotation en dix heures
Géante gazeuse comme Jupiter, Saturne est composée essentiellement d'hydrogène et d'hélium. Avec un diamètre de 120 000 km, qui paraît plus que doublé par celui de ses anneaux ( 280 000 km ), Saturne effectue une révolution solaire en 29 ans et 6 mois à la vitesse de 9 km/s.
Sa distance moyenne au Soleil est d'environ 1,43 milliard de km, variant entre 1,35 et 1,5 milliard de km. Tout comme Jupiter, Saturne tourne très vite sur elle-même, effectuant sa rotation en 10h25 min.

Six satellites principaux
On a déjà dénombré une quarantaine de satellites naturels autour de Saturne, dont cinq seulement dépassent 1 000 km de diamètre: Japet, Rhéa, Dioné, Thétys et surtout, l'énorme Titan. Mimas est aussi un satellite naturel de Saturne mais sont diamètre est d'environ de 400km. Titan, avec ses 5 140 de diamètre, se classe en deuxième place des satellites du système solaire après Ganymède en orbite autour de Jupiter. Titan possède une atmosphère épaisse d'azote (90%) et de méthane qui en cache la surface : celle-ci est-elle un océan de méthane ou bien le méthane étant solide à -183°C (ce qui est à peu près la température de Titan), existe-t-il là des continents?
Le but de la mission Cassini/Huygens lancée en 1997, avec une arrivée fin novembre 2004, était de répondre à cette question.

Non pas un, mais plusieurs anneaux
Ainsi que l'a vu l'astronome Cassini dès le XVIIème siècle, l'anneau de Saturne est composé de multiples anneaux concentriques formés de milliards de roche satellisés autour de Saturne. Une lunette ou un télescope permettent d'apercevoir les césures (divisions) entre les anneaux. Par contre, lorsque ceux-ci se présentent à nous de profil, même avec les meilleurs télescopes du monde, il nous est impossible de les voir.

Pour observer Saturne

A l'oeil nu Saturne est la planète la plus éloignée que l'on puisse apercevoir à l'oeil nu. Son éclat jaune permet de la repérer sans difficulté tandis qu'elle se déplace parmi les étoiles au fil des mois.

A la lunette astronomique Saturne et son satellite principal Titan se découvrent avec une lunette de 60 mm de diamètre. Les anneaux apparaissent avec un grossissement d'au moins 40 fois, mais il ne faut pas hésiter à choisir des grossissement plus fort de 80 à 100 fois. Pour apercevoir la principale division des anneaux, la division de Cassini large de 3 500 km, il faut une atmosphère stable et un grossissement de 100 à 120 fois que l'on obtient avec une lunette de 800 mm de focale ( la focale veut dire ici, la longueur de l'instrument) ou un télescope de 115 mm de diamètre. Enfin sous certaines conditions, l'ombre des anneaux se projette sur Saturne ou c'est l'ombre de Saturne qui se projette sur le anneaux. Le spectacle est alors garanti.

La posistion de Saturne le 27/05/10 à 00h00
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